Meet Kenya’s tireless advocate for access to quality health care for sex workers in Kenya

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Brandon Kimani has been an ambassador for PrEP and ensures those from the key population access quality services at a clinic run by LVCT Health where he works

How did you become involved with sex worker rights activism? What issues or people inspired you?

My personal experiences as a sex worker pushed me to activism. As a sex worker, I had first hand experience of discrimination and gross violation of my rights. I also got judged a lot because of what I did for a living.

In addition, during my interactions with other sex workers at health forums or hotspots, I realised all of us were going through the same challenges in our work. Consequently, I could not just sit and do nothing and that is how I joined activism. I want sex workers to enjoy their rights like every other Kenyan.

Which countries and/or regions are you focused on in terms of mobilising support for the work that you do?

I seek support from fellow sex worker activist all over the world and this has been made possible by KESWA and ASWA through involving members in training and conferences such as the Sex Workers Academy Africa, where am an alumni.

What organisations are you currently involved in and what are the priority areas that these organisations work in? Tell us a bit about your activism/work specifically.

I work at LVCT Health. Previously, I worked with HOYMAS KENYA, which is a male sex worker led organisation. I was a PrEP ambassador for a year and also a

a peer educator for the key population program where I mobilised peers to access services at LVCT Health. Later, I was made an outreach worker to supervise peer educators and ensure those from the key population access quality services at the clinic.

Through my work, I have had an opportunity to attend several trainings and conferences here in Kenya and abroad.

The campaign on PrEP has done a lot to change the lives of many and the perception that it was only meant for sex workers or men who have sex with men. It is even now advertised on local radio and TV stations to encourage people to take PrEP, which is now available in many clinics offering services to the key population. In two years time or less, PrEP will be available countrywide. 

How do you carry out your activism e.g. what forms of social media and/or strategies do you use? (protests, social media, legislation, e.t.c.) to further the cause you advocate for?

Most of my activism is based on advocacy. I reach out to male sex workers who are at the high risk of HIV infection and more vulnerable to violence and stigma. Most of them don’t seek health service due to stigma and discrimination and fear of attacks. I use the Facebook and Tweeter, which most of the sex workers have access to. This way, I reach many sex workers on topics such as their human and health rights.

What were the biggest events or challenges you’ve worked on in the past?

I have been part of many events as a champion of PrEP and also an advocate for the rights of sex workers. For this reason, I was among the activists from Kenya that attended the AIDS conference in Durban 2016 to learn and talk about my PrEP work.

What do you think will be the biggest challenges for your organisation/sex workers in your country in the future?

The biggest challenge is criminalisation of work sex work and stigma. My wish is to see the society embrace sex workers and let them do their work freely. We freely want to be us.

Do you have one message for the sex worker rights movement? Or one message for people outside of the movement?

My message to the sex workers is that together we can overcome and there is strength in unity.

I love what the sex workers movements are doing in Kenya and in Africa I had an opportunity to be trained by the Sex Workers Academy Africa and my life has never been the same.

Profilage d’activiste travailleur du sexe africain

(Durant cet entretien, le leader des travailleurs du sexe parlerait de sa vie, son travail et l’activisme)

Voici un des champions de la PrEp (Prophylaxie de préexposition) au Kenya

Brandon Kimani, La campagne sur la prophylaxie a joué un rôle indispensable aux fins de changer les vies ainsi que la perception que la PrEp ciblait uniquement les travailleurs du sexe ou les hommes ayant les rapports sexuels avec d’autres hommes.

Comment êtes-vous devenu défenseur de droits des travailleurs du sexe? Quelles problématiques ou personnages ont-vous inspiré?

Mes réalités et expériences personnelles en tant que travailleurs du sexe m’ont poussé de devenir activiste, en exerçant le travail du sexe j’ai fait l’objet de la discrimination et bafouage des droits. On m’a également préjugé à plusieurs reprises sur la base de mon métier.

En outre, lors de mes exchanges avec travailleurs du sexe au siens des forums de santé ou dans les endroits de fréquentation des travailleurs de sexe  « endroits chauds », j’ai constaté que nous faisons face aux mêmes enjeux par rapport à notre activité. Par conséquence, ce fait m’inspiré d’agir au lieu de rester les bras croisées, c’est ainsi que je suis devenu activiste. Je veux que tous les travailleurs du sexe kenyans réjouissent de leurs droits comme d’autres kenyans.

Dans quels pays et /régions consacrez-vous la mobilisation du soutien afin d’effectuer le travail que vous menez?

Je sollicite l’accompagnement de la part de mes collègues issus du monde entier, grâce à des rencontres organisées par KESWA et ASWA, notamment des ateliers de formation et des conférences telles que l’atelier de renforcement des capacités des travailleurs du sexe africains sex worker Academy Africa, dont j’ai participé.

Avec quelles organisations collaborez-vous actuellement? et dans quels domaines prioritaires? Veuillez approfondir le travail/activisme que vous menez

A présent, je suis engagé au sein de LVCT Health, auparavant je travaillais chez HOYMAS KENYA, une association conduite par des travailleurs du sexe. J’ai assuré le rôle d’ambassadeur de la PrEP pendant un an, ceci m’apprêté de mieux s’acquitter de mes fonctions. Le LVCT amorce le programme destiné à la population clée et mon expérience antécédente avec les travailleurs du sexe m’a servi d’atout. Ce programme vise à proposer des services de qualité aux travailleurs (se)s. Dans mon travail, je veille à ce que les services que reçoivent ces travailleurs (se)s du sexe soient conviviales et de haute qualité.

J’étais éducateur de pair au sien d’un programme où j’ai pu mobiliser me pairs d’accéder aux services proposées par LVCT Health. Ensuite, en tant que agent de sensibilisation, on m’a désigné le rôle de supervision des éducateur de pairs et de garantir que la qualité des services dans notre structure soit maintenue. Mon engagement et détermination a débouché à ce qu’on m’accorde une promotion jusqu’au poste de agent de terrain chez LVCT Health. En faisant la rétrospection de mon parcours jusqu’à présent, c’est un de mes rêves qui s’est réalisé.

J’ai pu participer aux plusieurs évènements autour de question de la PrEP où j’étais champion et ambassadeur de bonne volonté pendant deux ans. J’ai participé à la conférence internationale de SIDA qui a eu lieu à Durban. Je faisais partie du panel et j’ai également profité d’exposer mon travail du champion. J’ai intégré le groupe composé de KESWA, HOYMAS et l’université de VU du Pays- bas, qui s’est attelé de raconter la vie des travailleurs du sexe à l’aide des images, et a tenu une exposition quatre jours sous la thématique de partage des histoires à travers la parole émanant des photos, qui reflètent la vie des travailleurs du sexe et de ce que devrait changer.

J’ai assisté au premier symposium des travailleurs du sexe organisé par KESWA qui s’est déroulé à Nairobi. J’ai également rédigé deux articles portant sur mon travail. La campagne de sensibilisation de la PrEP a changé la vie de plusieurs personnes et contribué à changer la mentalité à l’égard de la perception existante supposant que la PrEP était destinée uniquement aux travailleurs du sexe et les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Actuellement, il y a même des publicités de la PrEP qui passent à la télévision et à la radio locale, qui visent à encourager l’utilisation de la PrEP auprès de la population générale. Ces médicaments sont désormais disponibles dans les structures de santé qui fournissent des services à la population clé. Dans moins de deux ans la PrEP s’est propagée et est à présent disponible à l’échelle du pays.

Dans quelle manière exécutez-vous votre activisme par ex. à travers les voies telles que les réseaux sociaux.et /ou quelle stratégies employez-vous ? Les manifestations, réseaux sociaux, législation etc.) Afin de faire connaitre votre cause?

Mon activisme est en grande partie basé sur le plaidoyer, je vise à atteindre les travailleurs du sexe à haute risque d’infection de VIH et les plus vulnérables face à la violence et stigmatisation, dont la majorité ne bénéficie pas de services sanitaires pour des raisons imputable à la discrimination, stigmatisation et agression. Je me sers des réseaux sociaux notamment Facebook et Twitter (dont la plupart ont l’accès), afin de faire la sensibilisation intensifiée autour des questions des droits sexuels et de la santé.

Quelle action marquante avez-vous entreprise dans le passé ou quel défi manquant avez-vous fait face. ?

J’ai participé aux plusieurs rencontres en tant que champion de la PrEP, et défenseur des droits des travailleurs du sexe. J’étais parmi les activistes qui se sont rendu à la conférence du SIDA à Durban en 2016. J’y ai assisté afin d’approfondir ma connaissance sur la PrEP et de exposer sur mon travail au Kenya.

D’après-vous quels enjeux se confronteraient votre organisation ou les travailleurs du sexe au sein de votre pays dans l’avenir ?

Le défi principal dont nous faisons face c’est la criminalisation du travail du sexe et la stigmatisation, je rêve de vivre dans une société où les travailleurs du sexe sont acceptés et peuvent exercer en toute liberté.

Quel message voudriez-vous livrer aux travailleurs du sexe? Ou à ceux à l’extérieur du mouvement?

Mon message est clair, il faut se réunir pour franchir nos obstacles, l’union faire la force. J’aime bien la mobilisation et l’engagement des mouvements des travailleurs du sexe au Kenya et en Afrique. J’ai eu l’occasion de suivre la formation lors de l’atelier de renforcement de capacité destiné aux des travailleurs du sexe africains, ceci a changé ma vie pour le bon. L’impact de l’habilitation est bien ressenti sur le terrain au sien des organisations naissantes qui s’efforcent de prôner les droits des travailleurs du sexe, en menant des manifestations pacifiques à vocation de dénoncer les lois répressives qui touchent les travailleurs du sexe.

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