Shaun Zukwelihle Bibi on why he became a sex worker and rights activist

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(In this interview, the sex worker leader talks about his life, work and activism).

He was abused and taken to healers to cure him of his sexuality when he was a teeager. Then, he did not know his rights, but after that he vowed to educate others. He now works as a paralegal at Women’s Legal Centre in Cape Town, South Africa

How did you get involved with sex workers’ rights activism? What issues or people inspired you?

Someone close to me was a sex worker and fed the whole family from the money they made, from then on, I started respecting sex work.

I grew up in the most cultural province in South Africa, Eastern Cape, where no one understood my sexuality. My family took me to prophets, counselling and traditional healers to take out the homosexuality demon that is in me. All this was emotional abuse, but they knew little about it.

I then decided to move to the well-resourced and also renowned financial hub of South Africa (Johannesburg). Due to some circumstances of life, I was introduced to sex work too.

Which countries and/or regions are you focused on in terms of mobilising support for the work that you do?

We cater for four provinces, that is Gauteng, Limpopo, North West and Mpumalanga. We are also thinking of expanding to other regions of the country.
What organisations are you currently involved in and what are the priority areas that these organisations work in? Tell us a bit about your activism/work specifically.

I am currently a paralegal for Women’s Legal Centre (WLC). Our ultimate goal is to achieve decriminalisation of sex work. Consequently, we do outreaches in different market bases for sex workers (streets, indoors and Internet. We train them on human rights, give legal support and accompany them to police stations to help them lodge complaints that are sex work related.

What were the biggest events or challenges you have worked on in the past?

In December 2015, I took part in the Gauteng Provincial Legislature; the first sex workers’ sector parliament and I was picked the Speaker. In 2016, I was again picked the chairperson of one of the three commissions we had. I also represented Gauteng sex workers sector in the high-level panel public hearing for parliamentary caucus meetings. The challenges were also many. There were many incidences of police brutality that included physical abuse, pepper sprays attacks, and destruction of property such as burning sex workers’ houses, collecting and presenting used condoms as evidence of breaking the law and sometimes destroying their ARVS.

What do you think will be the biggest challenges for your organisation/sex workers in your country in the future?

The biggest challenge pertaining to sex work is the social attitude of disdain and discrimination embedded in our society. In as much as we may win the decriminalisation battle in future, stigmatisation will remain a huge hurdle towards the full realisation of sex workers rights. Another pertinent issue is that of sustainable funding as the core process of decriminalisation revolves around the availability of funds.

Do you have one message for the sex worker rights movement? Or one message for people outside of the movement?

Everyone has the right to dignity and respect. Some people may judge sex work as immoral, but you still have a right to be treated equally by the authorities and also by the community. Fight for what you believe in and don’t give up until justice is served.

How do you carry out your activism, that is what forms of social media and/or strategies do you use? (Protests, social media and legislation among others) to further the cause you advocate for?
I use Facebook, events hosted by the sector partners and creative spaces such as group meetings where we meet with sex workers, talk to them about their rights and of the legal channels available to them. By using this approach, we get a chance to deal with sex workers challenges on a one on one basis.

Profile by ASWA 

(Durant cet entretien, le leader des travailleurs du sexe parlerait de sa vie, son travail et l’activisme)

Shaun Zukwelihle Bibi

Comment êtes-vous devenu défenseur de droits des travailleurs du sexe? Quelles problématiques ou personnages ont-vous inspiré?

Un proche à moi exerçait le travail du sexe et s’occupait de sa famille grâce aux revenus tirés du travail du sexe, depuis lors j’étais défié d’accorder le respect qu’il faut au travail du sexe.

J’ai évolué dans l’un des provinces le plus coutumier en Afrique du sud, le Cap oriental, où personne ne comprendrait ma sexualité. Ma famille m’a amené aux prophètes, conseillers, et aux guérisseurs traditionnels dans le but d’ôter le démon d’homosexualité abrité en moi. Ceci constituait un abus émotionnel dont j’en savais très peu.      

J’ai décidé de déménagé vers une ville bien nantis et reconnue, le centre commercial de l’Afrique du sud (Johannesburg. Là-bas, Je me suis fait initier au travail du sexe pour des raisons circonstancielles de la vie.

Dans quels pays et /régions consacrez-vous la mobilisation du soutien afin d’effectuer le travail que vous menez? 

Nous prenons en charge quatre provinces à savoir: Gauteng, Limpopo, Nord-Ouest et Mpumalanga, nous comptons atteindre d’autres régions du pays également.

Avec quelles organisations collaborez-vous actuellement? et dans quels domaines prioritaires? Veuillez approfondir le travail/activisme que vous menez.

A présent je suis para juriste au sien du Centre Juridique des Femmes (Women’s Legal Centre WLC), notre but ultime c’est de décriminaliser le travail du sexe.

Par conséquent, nous menons la sensibilisation dans les lieux de fréquentation différents des travailleurs du sexe et des lieux de rencontres de leurs clients, (rues, a l’intérieur, internet) nous les formons sur la problématique des droits de l’homme, nous les accordons l’accompagnent juridique, y compris les accompagner au commissariat de police afin de porter plainte pour des préoccupations liées au travail du sexe.

Quelle action marquante avez-vous entreprise dans le passé ou quel défi manquant avez-vous fait face?

En décembre 2015, j’ai participé à la séance législative de la province de Gauteng, la première assemblée sectorielle des travailleurs du sexe. J’ai eu l’occasion et l’honneur d’être désigné le président de l’assemblée. En 2016 on m’a nommé à la tête d’une des trois commissions. J’ai été également représentant de la province de Gauteng du secteur des travailleurs du sexe au sien d’un panel de haut niveau lors d’une audition publique de caucus parlementaire

Il y a beaucoup de défis, il y a tant de cas de la brutalité policière, y compris l’agression physique, pulvérisation de vaporisateur de poivre destruction du bien, la mise à feu des maisons des travailleurs du sexe, la collecte et exposition des préservatifs en tant que pièces à convictions pour l’infraction à la lois et parfois mêmes la destruction de leurs anti- rétroviraux.

D’après-vous quels enjeux se confronteraient votre organisation ou les travailleurs du sexe au sein de votre pays dans l’avenir ?

Le défi principal dont fait face le travail du sexe c’est l’attitude sociale de mépris et de la discrimination enracinée dans notre société. Bien que nous conquérions la bataille de la décriminalisation dans l’avenir, la stigmatisation demeure l’un des obstacles clés qui entrave la pleine jouissance des droits des travailleurs du sexe. Une autre question pertinente c’est le manque de financement durable, vu que le processus principal de la décriminalisation est bien ancré sur la disponibilité de fonds.
Quel message voudriez-vous livrer aux travailleurs du sexe? Ou à ceux à l’extérieur du mouvement?

Chacun a droit à la dignité et au respect, certains pourraient juger le travail du sexe comme étant au contraire aux bonnes mœurs, toutefois un travailleur du sexe a droit au traitement égalitaire devant les autorités ainsi que la communauté

Battez-vous pour la cause de votre conviction et ne relâchez pas jusqu’à ce que la justice soit rendue. Dans quelle manière exécutez-vous votre activisme par ex. à travers les voies telles que les réseaux sociaux.et /ou quelle stratégies employez-vous ? Les manifestations, réseaux sociaux, législation etc.) Afin de faire connaitre votre cause?
Je me sers de Facebook, les évènements organisés par des partenaires sectoriels et des espaces créatifs tels que des réunions des groupes où nous rencontrons des travailleurs du sexe et échangeons sur leurs droits et canaux juridiques à leur disponibilité. En utilisant cette approche, nous avons l’occasion d’aborder les enjeux dont font face les travailleurs individuellement.

Recueilli par ASWA

 

 

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