17 years as a sex worker activist and still counting

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(In this interview, the sex worker leader talks about their life, work and activism.) 

Imaobong Abraham Udoh is perhaps one of the most seasoned sex worker activists in Nigeria having been in the movement for the last 17 years. Pat Abraham, as she is fondly known, is the coordinator Of Ohotu Diamond Women Initiative, an organisation for sex workers.  

How and when did you become involved with sex worker rights activism? What issues or people inspired you?

I started in 2000. I was privileged to work with Life Link as a peer educator for adolescent youths in the community and attended training for one week. After that, I was recommended to Society for Family Health to represent the community. After several trainings and meetings, I felt adequately prepared to represent the community. From then on, I have never looked back. I became the voice of my community. Over the years, so many people have spoken ill of the work I do, but no matter the discouragement I won’t give up.

What keeps you going in your activism work?

The desire to serve my community keeps my fire burning. The fact that sex work is criminalised and sneered at makes it difficult for the community to speak up. This means that the community is voiceless even when there is an issue that needs to be addressed.

We are so discriminated against in all spheres of life. This sparked something in me and I eventually decided to show up and be identified as an advocate for the right of sex workers.

I also must thank ASWA for the opportunities they have given sex workers in Africa. I am one of the graduates of the Sex Workers Academy Africa (SWAA). The trainings, the workshops and the networks I have created are part of what keeps me going.

Which countries and/or regions are you focused on in terms of mobilising support for the work that you do?

We mainly work in Lagos and also use our working relationships with other civil society organisations in Nigeria.

What organisations are you currently involved in and what are the priority areas that these organisations work in? Tell us a bit about your activism/work specifically.

We have worked with Equitable Health Access Initiative, working on a research project titled “Female Sex Workers and Access to HCT and STIs Management Services in Lagos State South West Nigeria” in the area of community mobilisation and fieldwork activities

We do not have any grant right now but my activism is on ensuring that sex workers are not harassed by the police and accessing HIV /AIDS/STI Treatment. HIV is high prevalence in our community. I have a relationship with the Police and we have a team on gender violence to help our girls from danger.

What were the biggest events or challenges you’ve worked on in the past?

In 2010, and through the help of ASWA, we organised one of the biggest sex worker demonstrations in Nigeria. This was the first time that they had come to the streets to demand recognition and also for their human rights.

We also held another demonstration to the Municipal Office to protest ill treatment of sex workers by the police. We have also held a media round table to enlighten the media on issues of police abuse of sex workers. To expand the network of allies, we have held numerous talks with the Police Commissioner.  I have also been to various radio talk shows to discuss issues facing sex workers.

What do you think will be the biggest challenges for your organisation/sex workers in your country in the future?

Sex work is not accepted as work in Nigeria and it is illegal and so the challenge is decriminalisation is a strong issue. We are also running low on funding, which is even making us want to cut the number of staff from eight to a number we can manage. What is the current situation in your country in regards to sex work? What changes would you like to see? Police harassment is rife. Sadly, many sex workers fear speaking out about violations because they are ashamed of being identified.

Do you have one message for the sex worker rights movement? Or one message for people outside of the movement?

Sex workers should see themselves as one family and be united. I would like to see a future whereby sex work will be accepted as work.

How do you carry out your activism e.g. what forms of social media and/or strategies do you use? (Protests, social media, legislation, e.t.c.) to further the cause you advocate for?
We reach our members mainly through Facebook, Whatsup and radio. We also have group SMS and phone calls.

17 ans d’activisme en faveur du travail du sexe et cela ne s’arrête pas la  

Imaobong Abraham Udoh est un des activistes chevronné en faveur du travail du sexe au Nigeria, elle a intégré le mouvement il y a 17 ans. Pat Abraham comme elle est souvent appelée, est la coordinatrice d’Ohotu Diamond Women Initiative, une organisation des travailleurs du sexe

Comment êtes-vous devenue défenseuse de droits des travailleurs du sexe? Quelles problématiques ou personnages ont-vous inspiré?

J’ai démarré en 2000, J’ai eu l’honneur de travailler chez Life Link en tant que pair éducatrice au service des jeunes adolescents dans la communauté, j’ai assisté à une formation d’une semaine. Après quoi on m’a recommandé de représenter la communauté auprès de Society for Family Health. Suite à des réunions et formations multiples, je me suis sentie bien prête de représenter la communauté, depuis lors, je ne suis jamais revenue en arrière. Je suis devenue la porte-parole de ma communauté. Au cours des années, beaucoup de gens ont multiplié des propos mal sains par rapport au travail que je mène, mais malgré le découragement, je ne baisserais jamais le bras.

Quelle est votre motivation de continuer ce travail d’activisme ?

Le désir d’être au service de ma communauté continue d’entretenir le feu en moi. Le fait que le travail du sexe soit criminalisé ou méprisé le rend difficile à la communauté de se prononcer. Ce que veut dire la communauté reste muette face aux questions essentielles qui doivent être abordées.

Nous faisons l’objet de discrimination dans tous les domaines de vie, ceci m’a suscité de devenir défenseuse des droits des travailleurs du sexe.

Je dois remercier ASWA pour les opportunités qu’elle a accordées aux travailleurs du sexe. J’ai participé à l’Académie des Travailleurs du Sexe en Afrique (SWAA), les formations auxquelles j’ai participées, les ateliers que j’ai assistés aussi que les réseaux dont je fais partie m’ont permis de continuer d’avancer.

Dans quels pays et /régions consacrez-vous la mobilisation du soutien afin d’effectuer le travail que vous menez?

La portée géographique de notre travail est principalement à Lagos, toutefois nous entretenons des relations de travail avec d’autres organisations de la société civile au Nigeria.

Avec quelles organisations collaborez-vous actuellement? et dans quels domaines prioritaires? Veuillez approfondir le travail/activisme que vous menez

Nous avons collaboré avec « Equitable Health Access Initiative », dans une étude intitulée « Les Travailleuse du Sexe et l’accès au service du conseil et dépistage sur le VIH et la prise en charge des IST à Lagos dans l’état de Sud-Ouest du Nigeria » (“Female Sex Workers and Access to HCT and STIs Management Services in Lagos State South West Nigeria”), dans le domaine de la mobilisation communautaire et des activités sur le terrain.

Actuellement nous ne disposons pas d’une subvention, néanmoins mon activisme est orienté à garantir que les travailleurs du sexe ne font pas l’objet d’harcèlement de la part de la police et à assurer leur accès au service de traitement du VIH/SIDA. La prévalence du VIH au sien de notre communauté est élevée. Nous avons créé un partenariat avec les forces de l’ordre, nous avons également mis en place une équipe qui riposte contre la violence sexiste et aide nos filles à éviter le danger.

Quelle action marquante avez-vous entreprise dans le passé ou quel défi majeur avez-vous fait face. ?

En 2010 et grâce à l’aide d’ASWA, nous avons pu organiser l’une de plus grande manifestation des travailleurs du sexe au Nigeria. C’était la première fois qu’elles soient descendues sur les rues pour revendiquer leurs droits et la reconnaissance de leur travail.

Nous avons organisé une autre manifestation auprès des autorités municipales afin de dénoncer le mauvais traitement fait aux travailleurs du sexe par les forces de l’ordre.

Nous avons également tenu une table ronde avec la presse dans l’objectif de la renseigner à propos des abus perpétrés par la police à l’encontre des travailleurs du sexe.

Nous avons entretenu le commissaire de la police à plusieurs repris afin d’étendre les réseaux de nos alliés.

J’ai participes aux plusieurs émissions radiodiffusées afin de mettre en exergue les défis dont font face les travailleurs du sexe.

D’après-vous quels enjeux se confronteraient vos organisations ou les travailleurs du sexe au sein de votre pays dans l’avenir ?

Le travail du sexe n’est pas encore reconnu au Nigeria comme travail et il est interdit, ce qui en résulte que la décriminalisation demeure un défi principal. Nous faisons face à un faible financement ce que nous conduirons à réduire le nombre de personnel de huit à un chiffre restreint que nous pourrions s’en occuper.

Quelle est la situation actuelle dans votre pays par rapport au travail du sexe ? Quels changements souhaiterez-vous éprouver ?
Le harcèlement de la part de la police est répandu, la majorité de travailleurs du sexe n’ose pas se prononcer à propos de ces violations parce qu’ils ont la honte de divulguer leur profession.

Quel message voudriez-vous livrer aux travailleurs du sexe? Ou à ceux à l’extérieur du mouvement?

Les travailleurs du sexe aux mêmes doivent se porter comme une famille unifiée. Je rêve de voir un avenir où le travail du sexe serait reconnu comme travail.

Dans quelle manière exécutez-vous votre activisme par ex. à travers les voies telles que les réseaux sociaux.et /ou quelle stratégies employez-vous ? Les manifestations, réseaux sociaux, législation etc.) Afin de faire connaitre votre cause ?

Nous atteignons nos membres à travers les réseaux sociaux Facebook, WhatsApp et par la radio, par la voie téléphonique et nous avons également mis en place un gr.

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