Mali sex workers caught between jihadis’ and government bullets

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Continued fighting between rebels in north and central regions Mali and government troops has left sex workers and their children exposed to death and violence.

The country rich in ancient history has been at war for the last six years. For centuries, its northern city of Timbuktu was a key regional trading post and center of Islamic culture. Now, it is an epicenter of war fueled mainly by conflicting religious views and tribal affiliations.

Caught between hardline Islamists and French-backed forces, majority of the sex workers have fled to capitals in the region and to Bamako, but cannot find work for lack of requisite skills and the deepening political, cultural and religious quagmire they find themselves in.

Their children are also unable to continue learning for fear of ‘severe punishment’ from the Islamists. Almost 400 hundred schools have been closed by the rebels claiming they want they want Koranic Schools in place of the existing French institutions.

According to Broulaye Snaggier, the chairperson of a sex worker-led organisation, DANAYA SO, the situation is worsening for sex workers and their children because they cannot access basic needs. The aim of the organisation is to improve the living conditions of the sex workers and their children in Mali.

He says the organisation has through difficult circumstances conducted a census for sex worker families. They have documented over 400 female sex workers, including minors, who are already mothers and 300 children.

Broulaye says they have been unable to reach in Timbuktu and Kidal due to security concerns. Communication with the outside world has also been hampered by the destruction of key infrastructure that has led to unreliable services.

As they await for the religious and political turmoil to end, Broulaye says his organisation hopes to offer some basics to the families.

“We are looking for funding from potential financial partners to help us build the capacities of sex workers and send their children to school,” he says.

Political instability has increased poverty levels and high risk STI and HIV infection among sex workers. 

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Les travailleurs du sexe malien coincés entre les djihadistes et les balles du gouvernement

La bataille prolongée entre les rebelles de la région du nord, celles du centre et les forces de sécurité maliennes a exposé les travailleurs du sexe et les enfants face à la mort et la violence.

Ce pays doté d’un patrimoine d’une ancienne histoire riche est en guerre depuis six ans. Pour des siècles, la ville du nord de Tombouctou s’est imposée comme un centre des échanges commerciaux ainsi qu’un centre de la culture islamique. Cependant au présent, elle est devenue l’épicentre d’une guerre meurtrière alimentée principalement par des conflits basés sur des convictions religieuses et les affiliations ethniques.

Coincé entre les extrémistes islamiques et les forces de sécurité françaises, la plupart de travailleurs du sexe ont fui les capitales de la région pour gagner Bamako, mais ils ont du mal à trouver d’emploi du fait du manque des compétences requises et l’impasse évolutive politique, culturelle, et religieuse dans laquelle ils se retrouvent.

Leurs enfants ne peuvent plus poursuivre leurs études pour la crainte du châtiment sévère occasionné par les groupes islamistes. Environ 400 écoles ont été fermées par les rebelles, elles veulent remplacer les établissements français existant par des écoles coraniques.

D’après Broulaye Snaggier, le président de DANAYO SO, une organisation dirigée par les travailleurs du sexe, la situation continue de s’aggraver à l’égard des femmes et des enfants qui ne peuvent plus subvenir à leurs besoins vitaux. L’objectif de son organisation est d’améliorer la condition de vie des travailleurs du sexe et leurs enfants au Mali.

Il affirme que l’organisation a traversé un moment dur en mènent un recensement ciblant les familles des travailleurs du sexe. L‘organisation a pu enregistrer plus 400 travailleuses du sexe dont certaines sont déjà mères en âge mineur (jeune filles) et 300 enfants.

Broulaye révèle qu’ils n’ont pas pu atteindre Tombouctou et Kidal pour des raisons et préoccupations sécuritaires. La communication avec l’univers extérieure a été rendue pénible suite à la destruction de l’infrastructure principale, une situation qui a conduit au manque des services fiables.

En attendant que la situation religieuse et politique s’apaise, Broulaye dit que son organisation espère de proposer quelques services de base.

“Nous sommes à la recherché des partenaires financiers potentiels qui peuvent nous aider à renforcer la capacité des travailleurs du sexe et envoyer leurs enfants à l’école »

Cette instabilité politique a augmenté le niveau de pauvreté aussi qu’a accru le risque de la transmission du VIH/SIDA chez les travailleurs du sexe.

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