Yves Kgube: A pioneer of sex workers movement in Togo

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 A human rights activist from Togo, Yves Kgube is the founder of AmaZones Women’s Association, the first sex workers organisation in the West African country. In this interview, the sex worker leader talks about his life, work and activism.

How did you become involved with sex worker rights activism? What issues or people inspired you?

My activism on LGBTI issues enabled me to collaborate with sex workers and to learn about their realities and the experiences they go through. Their realities are similar in many ways with the challenges that LGBT persons face. This motivated me to become an LGBTI and sex workers human rights and health activist.

Which countries and/or regions are you focused on in terms of mobilising support for the work that you do?

In West Africa region, more precisely in Togo

What organisations are you currently involved in and what are the priority areas that these organisations work in? Tell us a bit about your activism/work specifically.

At local level I work with AFAZ (Association des Femmes AmaZones), it is the first and only sex worker led organisation in Togo, at regional level we collaborate with FAMME, and at global level with ASWA and NSWP [The Global Network of Sex Work Projects].

We work on sex worker empowerment, to enable them respond to their own needs and also to contribute adequately in decision making. Our work is focused on offering prevention services and on response to violence.

What were the biggest events you have worked on or challenges you have faced in the past?

One major challenge that we recently addressed in Togo was organising sex workers into an association. In fact, the creation and running of the first sex worker led organisation in Togo has not been easy given the leadership challenges and low literacy levels of the sex workers on one hand, socio-legal context and policy barriers on the other hand. The challenge was surmounted and the first sex workers led organsation saw the light of day. However, there is still a lot to be done in terms of capacity building and leadership strengthening.

What do you think will be the biggest challenges for your organisation/sex workers in your country in the future?

Being a young organisation, we will still need to support members on participative governance, programme management, resource mobilisation to enable them become independent, be involved and contribute to the local agenda.

Do you have one message for the sex worker rights movement? Or one message for people out side of the movement?

To other sex workers who still have difficulties in organising, I would like to tell them that no one will respond to their needs in a better way than themselves. Whichever the obstacles, they should be able to mobilise and organise themselves in structured groups for the well-being of the community. They should shelf individual interests for the sake of the community’s interests.

How do you carry out your activism, that is what forms of social media and/or strategies do you use? (Protests, social media and legislation, among others) to further the cause you advocate for?

I carry out my activism within decision making bodies at the local level to ensure that sex workers’ interests are always taken into consideration and prioritised.

 French

(Durant cet entretien, le leader des travailleurs du sexe parlerait de sa vie, son travail et l’activisme)

Comment êtes-vous devenu défenseur de droits des travailleurs du sexe? Quelles problématiques ou personnages ont-vous inspiré?

Mon activisme sur la question des LGBT m’a permis de collaborer avec les PS et de prendre connaissance de la réalité qu’elles vivent. Ces réalités sont similaires sur plusieurs points avec les défis rencontrés par les LGBT. Je me suis donc rendu activiste sur les droits humains et de santé des PS et des LGBT également.

Dans quels pays et /régions consacrez-vous la mobilisation du soutien afin d’effectuer le travail que vous menez?

La région de l’Afrique de l’Ouest et précisément le Togo

Avec quelles organisations collaborez-vous actuellement ? et dans quels domaines prioritaires? Veuillez approfondir le travail/activisme que vous menez

Au niveau local je travail avec AFAZ (Association des Femmes AmaZones), la première et seule association des travailleuses de sexe au Togo dirigée par elles-mêmes, FAMME. Au niveau régional et global, nous collaborons avec ASWA et NSWP.

Nous travaillons sur l’autonomisation des TS, leur empowerment afin qu’elle puisse elle-même répondre à leur besoins et contribuer valablement aux prises de décisions. Notre travail concerne également l’offre de services de prévention et de la riposte de la violence.

Quelle action marquante avez-vous entreprise dans le passe ou quel défi manquant avez-vous fait face?

Un grand défi récent que nous avons relevé est la mise en association des travailleuses du sexe au Togo. En effet la création et le maintien de la première association des TS au Togo ne fut pas facile tenant compte du leadership quasi-inexistant et du faible niveau d’éducation des TS d’une part, le contexte sociojuridique et les barrières politique d’autres part. Le défi a été relevé et la première association des TS dirigé par elle-même a vu le jour. Toutefois il reste beaucoup à faire en termes de renforcement des capacités techniques et de leadership.

D’après-vous quels enjeux se confronteraient votre organisation ou les travailleurs du sexe au sein de votre pays dans l’avenir ?

L’organisation étant assez jeune, nous aurons besoin renforcer les membres sur la gouvernance associatif, la gestion de programme, la mobilisation des ressources afin de les rendre assez autonome pour s’impliquer et contribuer à l’agenda local.

Quel message voudriez-vous livrer aux travailleurs du sexe? ou à ceux à l’extérieur du mouvement?

Aux autres travailleurs de sexe qui ont toujours du mal à s’organiser, je dirais que personne ne pourra répondre aussi bien à leur besoin qu’eux-mêmes. Quel que soit les barrières, il faut qu’ils arrivent se mobiliser, se constituer en groupe structuré pour le bien être de leur communauté. Il faut privilégier les intérêts communautaires qu’individuels.

Dans quelle manière exécutez-vous votre activisme par ex. à travers les voies telles que les réseaux sociaux.et /ou quelle stratégies employez-vous ? Les manifestations, réseaux sociaux, législation etc.) Afin de faire connaitre votre cause?

Je porte mon activisme dans les instances de prise de décisions au niveau local pour m’assurer que les besoins des travailleuses de sexe restent prioritaires.

Recueilli par ASWA

 

 

 

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